"The Mean Season" titré en français "Un été pourri" (mauvais titre) est un film que j'avais découvert une première fois sur canalsat et que j'ai redécouvert récemment en DVD (il n'existe pas en blu-ray) et ce fut d'ailleurs une bonne surprise. J'en avais gardé un souvenir mitigé, même très mitigé, mais le revoir après tant d'année fut très agréable et m'a fait avoir une autre approche du film de Phillip Borsos.
Certes ce n'est pas un grand film, certes il a subit l'épreuve du temps, mais il n'en reste pas moins un thriller journalistique d'une efficacité redoutable à mes yeux. Kurt Russell y interprète Malcolm Anderson un jeune journaliste déjà fatigué car ayant trop couvert de sujet sordide sans jamais en avoir eu qui lui ait permis de briller dans son métier.
Quand un tueur en série le choisit comme rapporteur des crimes qu'il commet le journaliste devient la star numéro 1 de ses confrères et du publique raffolant de ce genre d'histoire. Mais le tueur n'acceptera pas le fait que le journaliste soit la star et non lui et contre-attaquera sévèrement.
Kurt Russell est un acteur que j'ai toujours adoré et cela dès que je l'ai découvert dans le "New-York 1997" de John Carpenter. Je ne dirais pas ici présent que son personnage soit vraiment bien écrit, mais suffisamment pour que le comédien arrive à en tirer une performance possédant une certaine profondeur émotionnelle et psychologique.
Russell est un acteur polyvalent et il le montrait ici présent. Certes il a joué dans des films bien meilleurs, a proposé des performances plus inspirés, mais il n'a pas à rougir de celle qu'il propose dans "The Mean Season", il est excellent.
En terme de seconds rôles les acteurs qui l'entourent sont plutôt bon. Le plus connu étant bien entendu Andy Garcia qui à l'époque était encore au début de sa carrière. Son personnage de jeune flic n'est pas très écrit, je dirais même qu'il est assez insipide , pourtant il arrive à être intéressant de par ce que le comédien propose en terme de performance.
Il y a aussi Richard Masure dans le rôle du rédacteur en chef du journal, comédien ayant déjà joué aux côtés de Kurt Russell dans le monumental "The Thing" de John Carpenter, produit comme "The Mean Season" par David Foster et Laurence Turman.
Le rôle de la petite amie de Russell est interprété par la comédienne Mariel Hemingway qui avait un certain succès à l'époque mais qui a quasiment totalement disparu au milieu des années 90. Elle est plutôt convaincante mais je dois dire que je n'ai jamais adhéré à son jeu d'actrice.
Pour ce qui est du tueur en série interprété par Richard Jordan, sa psychologie est assez peu approfondie, pourtant il sait provoquer la peur. Le comédien est plutôt charismatique et en impose dans le rôle même si je suis un peu déçu du peu de complexité qu'il apporte à son rôle faute à une écriture un peu paresseuse.
D'un point de vu purement général je dois dire qu'en terme de scénario le film pêche par un maque d'originalité et d'écriture de personnages mais est rattrapé par son casting et surtout par sa star principale. Au niveau de la mise en scène elle se révèle plutôt formellement classique mais je ne pourrais nier le fait qu'il y a certaines séquences plutôt riches en proposition.
En fait je ne sais trop quoi dire de plus sur ce "Mean Season" si ce n'est conclure en disant que le film de Phillip Borsos mérite d'être vu au moins une fois. Je l'ai redécouvert récemment avec plaisir et le reverrais sans doute dans quelques temps. Malgré tout ses défauts j'ai vraiment passé un bon moment et c'est déjà pas mal.
J'ai découvert il y a peu de temps ce "Foul Play" (titre français: Drôle d'embrouille) que j'ai pu me procurer en Blu-ray en Import US. Ce fut un réel plaisir pour moi en tant que grand fan de Chevy Chase et de Goldie Hawn que je suis.
Mélange de comédie romantique, comédie policière, film noir et thriller, "Foul play " réussit un beau cocktail. Un tel potpourri pouvait être casse gueule en terme d'écriture mais ici présent Colin Higgins trouve le parfait équilibre pour que tout s'imbrique à la perfection.
Cette histoire de jeune bibliothécaire ayant en sa possession un micro film contenant des preuves d'un futur assassinat, attirant toutes les convoitises, faisant d'elle une cible mouvante, ce qui provoquera sa rencontre avec le jeune inspecteur joué par Chevy Chase, se révèle rondement mené autant par son scénario parfaitement écrit et sa mis en scène imaginative et intelligente.
En terme d'interprétation les comédiens offrent des performances de très bon niveau, mention spéciale évidemment aux deux principaux. Comme toujours Goldie Hawn fait merveille dans ce genre de rôle, elle est drôle, pétillante, attachante et son enthousiasme est sans égal.
Elle possède une folie et une excentricité qui explose à l'écran. Qu'elle put être casté pour le rôle de la jeune biblio Gloria Mundy ne m'étonne pas, elle est faite pour ce genre de personnage.
Pour ce qui est de Chevy Chase, il est lui-même le comédien idéal pour ce genre de rôle qu'est celui de l'inspecteur Tony Carlson. D'autres acteurs furent envisagés tel Harrison Ford (qui refusa le rôle) mais quand je le vois dans le film je n'imagine personne d'autre que Chase.
J'ai toujours apprécié ce comédien, beaucoup de ses films ayant bercés mon enfance, et je dois dire qu'il a toujours réussit à me faire rire. Mon grand regret c'est qu'il n'ait pas su gérer sa carrière mieux que cela et qu'aujourd'hui il soit devenu quasi invisible. Ici présent et à l'instar de Hawn se révèle drôle, attachant, grâce à un engagement total de la part du comédien.
J'apprécie également dans le film les acteurs de seconds plan et tout particulièrement Brian Dennehy dans le rôle de Fergy le co-équipier de Chevy Chase. J'ai toujours eu beaucoup d'estime pour ce comédien et force est de constater qu'il est parfait dans son rôle.
Je citerais également le personnage du logeur de l'héroïne Mr Hennessy brillamment interprété par le formidable Burgess Meredith connu par tous les fans de la saga "Rocky" comme étant l'entraîneur du boxeur, le fameux Mickey Goldmill. Il se révèle ici présent vraiment hilarant, chacune de ses apparitions faisant mouche. Il faut bien dire que ses répliques sont géniales et qu'il les joue à la perfection.
Je ne sais pas ce que je pourrais dire de plus sur "Foul Play" si ce n'est que c'est à mes yeux une des meilleurs comédies des années 70, une de celles que je prends plaisir à revoir très régulièrement . Je ris toujours devant ce film et vraiment cela fait du bien, surtout dans ce monde si triste aujourd'hui.
"Foul Play" est donc une comédie que je recommande chaudement et à tout le monde. Un beau moment de rire.
Que dire de "La Nuit des Juges" si ce n'est que j'ai passé un super bon moment en le redécouvrant hier soir en Blu-ray . Il est évident à mes yeux qu'il fait partie des meilleurs films de son réalisateur Peter Hyams qui n'a jamais été à mes yeux un grand réalisateur mais je ne partage pas le mépris que semble lui porter certains que j'ai pu lire ou écouter à son sujet.
Il est vrai que sa filmo est très inégale et problématique, surtout depuis le milieu des années 90 durant lesquels il s'est fourvoyé dans la réalisation de films d'actions aux qualités contestables tels "Timecop" et "Enemies closer" avec JCVD ou "La fin des temps" avec Schwarzi ou encore son "D'Artagnan" avec Justin Chambers, des œuvres qui sont il est vrai plutôt médiocre et qui ont je pense coulé sa carrière.
C'est dommage car durant les premières années il avait réussit proposer des films de bonne tenu au minimum mais aussi quelques belles réussites. Parmi les meilleurs je citerais les excellents "Capricorn One", "Outland: loin de la terre" et ce fameux "La Nuit des Juges" et parmi les sympathiques mais sans plus "Le Seul Témoin" , "2010 : l'année du premier contact" (qui souffre évidemment de la comparaison avec le "2001" de Stanley Kubrick , pour moi qui vénère ce film et je ne suis pas le seul) , "Mort Subite" (un des meilleurs Van Damme) ou encore le buddy movie "Deux flics a Chicago" et le film de monstre "Relic" .
Bref, des divertissement fort sympathiques, ni extraordinaires, ni mauvais, mais très agréables à regarder. Il en a fait d'autres que je n'ai jamais vu "Guerre et passion" (1979) , "Un coup de Tonnerre" (2005) , "Peeper" (1976) ou "Le casseur de gangs" (1974), donc je ne pourrais pas me prononcer sur eux. Si il y a "Presidio" avec Sean Connery qui reste sympa mais franchement l'intrigue est inintéressante et le personnage de Meg Ryan est imbuvable mais j'y reviendrais dans un possible post futur.
Pour en revenir à "La Nuit des juges" il fait parti comme je l'ai dit des meilleurs films de Hyams ne serais ce que en terme de mise en scène mais aussi au niveau de la qualité d'écriture du scénario que l'on doit a Hyams lui-même mais aussi au scénariste Roderick Taylor. Est-ce une Co scénarisation ou Hyams est il passé derrière Taylor afin de réécrire le scénario je ne sais pas mais je pencherais plutôt vers la deuxième possibilité, mais ce n'est qu'un ressentit personnel.
Je trouve que au niveau de sa réalisation cette "Nuit des juges" est particulièrement soignée . Sans être brillante, elle est d'une subtilité non négligeable qui rappel un peu l'esthétique du cinéma américains des années 70. Il faut dire que le film de Peter Hyams date du tout début des années 80 et qu'a l'époque le cinéma Us n'avait pas encore totalement muté et certaines œuvres semblaient encore s'inscrire dans la décennie précédente.
Peter Hyams sait géré autant le côté procédural que le côté vigilante du film. Visuellement le film est agréable à regarder la direction photo proposant une texture plutôt belle. En terme de montage le tout est plutôt fluide permettant un bon équilibre dans l'enchaînement des séquences. Donc voilà, sous sa forme "La Nuit des Juges" ne connaît selon moi aucune fausse note.
En terme de scénario c'est évident qu'il pose des questions sur le système judiciaire américain, sur son fonctionnement , et sur la façon dont il semble trop souvent privilégié les criminels au détriment des victimes ou des familles des victimes. Un système qui aux yeux du personnage de juge Hardin interprété par Michael Douglas a perdu toute crédibilité donnant l'impression a ce dernier qu'il n'œuvre en rien pour que la justice soit faite.
Michael Douglas joue merveilleusement toutes les émotions et les questionnements de son personnage avec un immense brio. C'est un rôle complexe auquel Michael Douglas apporte toute une gamme de nuance. Douglas nous prouve une fois de plus qu'il est une immense comédien et fait ici présent d'un personnage qui aurait put être assez fade un protagoniste à la fois brillant et attachant, mais aussi tourmenté, plein d'incertitudes et de questionnements.
Il est entouré par un panel de seconds rôles vraiment intéressants et interprétés par des comédiens de qualités, Hal Holbrook et Yaphet Kotto en tête. Holbrook joue le rôle du juge Benjamin Caufield mentor de Hardin et vétéran du milieu de la justice. Tous les questionnements que se pose son protégé lui ne se les pose plus, le temps et l'expérience ayant fait leurs œuvres sur lui. Son cynisme l'on fait basculer et c'est lui qui proposera au jeune magistrat de rejoindre la fameuse "Star Chamber" où se réunissent en secret une dizaine de juges expérimentés qui procèdent à leurs propres verdicts et exécution des peines de façon totalement illégal.
Pour ce qui est de Yaphet Kotto, le comédien apporte son charisme et son talent au personnage de l'inspecteur Lowes, policier désabusé mais obstiné qui croisera le chemin du juge Hardin dans le cadre d'une enquête pour de multiple meurtres. Lowes aura à cœur de résoudre son enquête et arrêter les responsables, affaire instruite par Hardin.
Je n'ai rien a redire sur les performances d'acteurs, tous font le job avec beaucoup de convictions permettant de suivre avec intérêt le parcours du personnage principal et des personnages secondaires. Peter Hyams a su apporter à son film ce qu'il faut pour qu'il soit de grande qualité. Je ne dirais pas que c'est un grand film mais c'est vraiment une belle réussite cinématographique qui mérite encore d'être redécouverte 40 ans après sa sortie. Un très bon film!
Par quoi puis je commencé ? J'ai découvert "Longlegs" en Blu-ray il y a quelques jours et je dois dire que j'ai pris une claque monumental. J'avais lu des critiques positives mais aussi négatives sur le nouveau film de "Osgood Perkins" . J'avais quelques appréhensions je dois bien l'avouer mais j'ai été saisit dès la scène d'introduction. L'atmosphère est dès les premières minutes pesante, angoissante, même malsaine.
Il faut dire que l'introduction du personnage de Longlegs interprété par Nicolas Cage s'inscrit dans une atmosphère neigeuse, silencieuse, perturbante. Je souligne tout de suite que le comédien apparaît épisodiquement dans le film mais chacune de ses apparitions sont un moment d'une tension, d'un malsain éprouvant. Nicolas Cage a toujours été un comédien que j'adore et je suis surpris, encore aujourd'hui par sa faculté à se laisser posséder par ses rôles.
"Longlegs" est également pour moi la confirmation d'un immense talent, celui de l'actrice Maika Monroe qui dès sa première apparition dévore littéralement l'écran. Je l'avais découvert il y a quelques années dans le film "It Follows" , oeuvre plébiscitée par beaucoup mais qui personnellement ne m'avait enthousiasmé que par l'immense talent de son actrice principale.
Elle fait ici présent merveille dans le rôle de l'agent du FBI Lee Harker dont l'intuition, sens aiguisé chez elle très proche de la médium ni se révèlera l'atout majeur qui la conduira jusqu'aux responsables des meurtres sur lesquels elle enquête qui la mènera jusqu'à une terrible vérité à la frontière du surnaturel. Cette même vérité qui impliquera des évènement de son propre passé.
Maika Monroe est une comédienne remarquable qui arrive avec une belle sobriété à faire passé toutes les émotions que son personnage traverse tout au long de ses investigations qui la mèneront au plus près du mal. C'est une véritable révélation pour moi et j'ai bien l'intention de suivre sa carrière de près.
Gravite autour d'elle une brochette de seconds rôles plutôt convaincant, mention spéciale à Alicia Witt actrice que j'ai découvert pour la première fois dans le "Dune" de David Lynch quand j'étais adolescent et dont j'ai suivit la carrière par la suite.
Elle a eu pas mal de raté dans sa carrière, de mauvais choix, mais aussi de beaux rôles dans des films et séries intéressantes, et j'ai toujours été plutôt très enthousiaste vis a vis de son talent. Dans "Longlegs" je l'ai trouvé incroyable dans le rôle de la mère de Lee Harker, à l'instar de Nicolas Cage, elle domine littéralement l'écran quand elle y apparaît.
Son rôle est tellement perturbant, tellement bizarre, et Alicia Witt se révèle tellement inquiétante à travers sa performance qu'elle en est stupéfiante. J'adore cette comédienne et une fois de plus elle m'a confirmé qu'elle est une excellente comédienne.
En terme de scénario l'intrigue est plutôt bien écrit pour ce qu'il a à raconter et je trouve qu'il propose pas mal d'élément intéressant et des moments qui m'ont pris de cours, que je n'avais pas du tout vu venir.
Quand à la mise en scène sans être incroyable se révèle d'une efficacité et d'une maîtrise qui m'a plutôt impressionné . Je n'ai pas vu les précédent film de Osgood Perkins mais "Longlegs" m'a vraiment donné envie de les découvrir.
Je trouve qu'il fait preuve ici d'un talent plutôt évident ce qui ne veut pas dire que je m'attends à des films incroyable de sa part, je dis juste qu'il a une certaine capacité pour la réalisation. Il instaure une ambiance angoissante, malaisante, à la limite du malsain.
Que dire de plus de "Longlegs" si ce n'est que ce film fut une très agréable surprise pour moi et que je le reverrais avec plaisir. Un thriller d'horreur bien mené, bien joué, bien écrit et bien réalisé, c'est devenu très rare qu'un film de ce genre arrive à me surprendre et c'est le cas ici présent. Un très bon film de mon point de vu.
"A Toute épreuve", un film qui fut pour moi une révélation et qui reste encore aujourd'hui mon film favoris de John Woo mais aussi du cinéma d'action tout court.
C'est un film que j'ai découvert une première fois au début de mon adolescence dans une VHS sortie chez HK vidéo et que j'ai redécouvert par la suite dans une belle édition DVD collector. C'est une oeuvre qui ne m'a jamais quitté depuis .
Je prend un pied pas possible à chaque fois que je revois ce film qui me procure une monté d'adrénaline qui atteint des sommet dès la première séquence d'action, la fusillade dans le salon de thé entre la police et les trafiquants d'armes. Ca flingue à tout va dans une séquence d'une magistrale ingéniosité et d'une efficacité démente.
La chorégraphie de la séquence est stupéfiante et chaque personnage joue son rôle avec un investissement qui force le respect. Chow Yun Fat évidemment qui se lâche complètement, il court, il saute, il cartonne le cure dent à la bouche , le tout en tirant avec un flingue dans chaque mains.
Au rythme d'ailleurs d'une bande originale qui comme la fusillade ne connaît que très peu de pause.
Rien que cette scène d'introduction annonce la couleur de ce que sera la prochaine heure quarante cinq suivante.
Mais le film si il est plus que riche en scènes d'actions démentes possède aussi une intrigue simple mais efficace, directe mais passionnante. Elle peut paraître banal au premier abord mais elle dépeint de personnages si brillants qu'elle se révèle selon moi plus complexe qu'elle n'y paraît. Le scénario va droit au but, sans jamais faire dans la surenchère de sous intrigue qui auraient pu lui porter préjudices.
J'admet volontiers que les rôles sont plutôt bien approfondit, surtout celui de Alan joué par Tony Cheung, mais il en est de même du personnage de Tequila.
Il est certes moins complexe que celui de Alan , mais le comédien Chow Yun Fat apporte à ce dernier tellement de charisme, semble s'y investir tellement que son personnage n'a finalement pas besoin de l'être plus que cela. Un investissement autant émotionnel que physique admirable.
En tout cas cela n'a jamais gâché mon plaisir ni l'attachement que j'ai pour Tequila, je dirais même que c'est le personnage que je préfère.
Je trouve que les deux acteurs se complètent parfaitement à l'instar de leurs personnages.
C'est de leurs différences que naîtra à la fois du respect, de la solidarité et une amitié, le tout compliqué par les évènements auxquels ils vont être confronté. Les principaux personnages secondaires sont ceux de Teresa la petite amie de tequila avec qui il est en froid, Pang le supérieur hiérarchique de Tequila et Johnny le chef de la triade locale.
Chacun de ces personnages apportent une âme , une complexité, des sources d'émotions au film, mais aussi quelques moments d'une légèreté salvatrice.
Les échanges entre Tequila et Teresa font partis de mes moments préférés du film hors séquences d'actions évidemment.
Son chef Pang qui l'engueule sans arrêt devant ses collègues , scènes tout ce qu'il y a plus classiques dans ce genre de film mais qui ici fonctionne à la perfection ce qui n'est pas le cas dans tous les cop movies. Il faut dire qu'en terme de dialogues le film se révèle brillant d'un bout à l'autre.
Pour en revenir du côté action du film, "Hard Boiled" est une vrai mine d'or en séquences d'action complètement démentes.
Bien entendu la scène d'intro dont j'ai parlé, mais pas que. Que ce soit celle-ci, celle de l'entrepôt, celle du port ou encore celles de l'hôpital à la fin, elles sont toute d'une énergie et d'une inventivité extraordinaire.
D'ailleurs le final du film est quarante minutes d'actions quasi non stop. La prise d'otage de l'hôpital, les brigades d'intervention à l'extérieur, ou encore les affrontements explosifs entre nos deux héros et les membres du gang de Johnny Wong.
Ca mitraille, sa explose, sa flingue mais aussi le lieu de moment émouvant comme celui durant lequel Tequila sauve un bébé de l'immeuble, le protégeant des balles mais aussi des flammes, accompagné d'une musique très touchante.
L'ensemble porté par une mise en scène d'une maestria extraordinaire, d'une efficacité redoutable, d'une intelligence incommensurable, d'une brutalité sans concession, un exemple de ce que toute mise en scène de film d'action devrait être.
Pour moi c'est le sommet de John Woo car après cela les films qu'il fera aux Etats-Unis ne réussiront pas à me faire ressentir une telle jouissance que "Hard Boiled" et les films qu'il eut fait précédemment.
Certes "Volte Face" c'est bien je ne dirais pas le contraire mais je n'ai jamais vraiment compris l'engouement qu'il provoque.
Bref, en conclusion "Hard Boiled" est le film d'action par excellence, l'un des meilleurs du genre, un incontournable qui mérite de figurer au firmament du genre et même du septième art dans toute sa diversité. Un Monument !!
Second film de John McTiernan après le très oubliable "Nomads", "Predator" est le film dans lequel le réalisateur peu pour la première fois faire étalage de son don pour la réalisation. D'un point de vu purement personnel j'ai découvert ce film en VHS et je me souviens encore aujourd'hui du fort impact qu'il eu sur moi et dans la façon dont je percevais à l'époque le cinéma d'action.
J'y ai vu toute sa noblesse, toute sa pureté, tout son impact qui ne se limite pas à satisfaire de simples bas instincts. Ce film s'est vu considérer au file du temps une oeuvre culte, voir un chef d'oeuvre, pour ma part "Predator" est une oeuvre cinématographique essentielle dans ma passion pour le cinéma car elle m'a ouvert les yeux sous tout un pan du cinéma qui m'était presque inconnu à l'époque.
C'est un film que j'ai découvert assez jeune, à une époque ou je ne regardais que films d'animations, comédies familiale et autres genre adapter à mon jeune âge pour lesquels par la suite comme beaucoup est de personnes j'ai perdu tout intérêt, à quelques exceptions près et en dehors de ceux pour lesquels je garde une affection purement nostalgique et émotionnel.
Pour en revenir directement à "Predator" c'est l'exemple parfait, à mes yeux en tout cas , de ce que tout film d'action devrait être. Il y a une beauté, une profondeur, une complexité, une sincérité dans sa mise en scène qui renvois évidemment à l'homme derrière la caméra, John McTiernan, d'ailleurs tout cela je le retrouve dans l'ensemble de sa filmographie exceptions faites de certaines oeuvres sur lesquelles ce dernier n'a pas eu la possibilité de s'exprimé avec la même liberté.
McT a travers sa mise en scène arrive à sublimer l'ensemble de son film, que ce soit le casting incroyable de gros bras qui le compose, sa créature extra-terrestre guerrière, la jungle sud américaine à la fois belle et dangereuse, ses séquences d'actions démentes, sa violence direct et sans concession, l'efficacité de son scénario... tout dans "Predator" est tellement parfait qu'il est la preuve du génie de son réalisateur.
La star Arnold Schwarzenegger trouvais clairement ici présent l'un de ses meilleurs rôles dans l'un des meilleurs films de sa filmographie qui il faut bien avouer est quand même composé d'un certain nombre de mauvais films. Il était au top de sa popularité, pas encore au sommet, et donnais le meilleur de lui-même .
Malgré le casting important qui l'entoure et dont chaque membre a son moment de bravoure, il n'est jamais éclipsé tant son aura, son charisme de leader écrase tout le reste.
Il faut dire que le film propose tout ce qu'il faut à l'acteur pour qu'il s'épanouisse pleinement et puisse exploiter le meilleur de ses capacités physique et du charisme impressionnant qui est le sien lui permettant de crever l'écran à chaque plan fait sur lui.
Dans "Predator" il est en bonne compagnie, il est entouré de certains des meilleurs dans leurs domaines en commençant par le comédien Carl Weathers. Célèbre pour avoir été l'adversaire et ensuite l'ami du plus célèbre boxeur du cinéma "Rocky" , Weathers trouve ici un rôle vraiment fait pour lui. Ici présent il incarne l'agent de la C.I.A Dillon, ancien militaire devenu gratte papier.
Tantôt sympathique, tantôt antipathique, il est la parfaite représentation du personnage jouant un double jeu. Je n'ai jamais su si je devais l'apprécier ou le détester , lui faire confiance et m'en méfié. Carl Weathers est un excellent comédien il nous l'a prouvé maintes fois et ici présent il est tout simplement parfait.
Présent aussi Bill Duke dans le rôle de "Mac" , également connu pour des rôles de gros bras mais pas que, et qui avait précédemment donné la réplique à Arnold Schwarzenegger dans le bourrin et décomplexé "Commando" de Mark Lester, également produit par Joel Silver. Il est l'un des personnages secondaires les mieux exploité et je dirais même qu'il est le principal vecteur d'émotion du cast.
Bien sûr pour un bon film d'action il faut un bon antagoniste et ce que l'on peut dire c'est que le "Predator" crée par le génie qu'était Stan Winston, en est un superbe. Tantôt visible, tantôt invisible il représente l'ennemi idéal pour nos guerriers, un adversaire s'adaptant et se fondant dans son environnement grâce à son haut niveau de technologie.
On peut dire qu'au premiers abords il peut paraître insaisissable, voir indestructible . C'est un combat de titan qui se déroulera entre Schwarzenegger et la créature au cours d'un final sauvage, barbare même. C'est le duel dans sa forme la plus brutal, la plus pure.
John McTiernan exprime tout son savoir faire, sa mise en scène est un modèle de perfection. Les propositions de réalisation de McT sont nombreuses et toutes fonctionnent brillamment. "Predator" est un film qui a su merveilleusement résister à l'épreuve du temps et ne souffre d'aucune faiblesse. Une oeuvre fondatrice dans la carrière d'un cinéaste qui allait avec son film suivant révolutionner tout un genre en lui offrant son meilleur représentant en atteignant des sommets dans sa maestria.
Remake d'un des classiques des films de série B des années 50 "Le blob" (1958) avec Steve McQueen, "The Blob" de Chuck Russell fait partie de cette catégorie de remakes qui arrivent à surpasser leur matériel de base.
Je l'ai découvert quand j'étais enfant et il m'avait traumatisé, je l'ai revu il y a quelques temps en Blu-ray après avoir redécouvert sur canal sat le film original. Quel beau moment de cinéma horrifique!!
J'ai trouvé dans "The Blob" tout ce que j'aime dans le genre du cinéma d'horreur, un suspense, une tension, une ambiance angoissante et une force dans la terreur.
En terme de réalisation je considère que Chuck Russell propose une mise en scène sobre, sans prétention, toujours dans l'efficacité mais jamais dans la facilité. Le réalisateur met en scène de vraies propositions et le fait avec une ingéniosité sans faille.
Les effets spéciaux tiennent encore la route trente six ans après sa sortie ce qui n'est pas si courant et Russell de part sa façon de les filmer arrive à les mettre en valeur avec tenu et simplicité. Visuellement le film est d'ailleurs très agréable à regarder et cela à tout les niveaux. Au niveau de la direction photo, de la fluidité du montage, de la bande son, du jeu des comédiens..
D'ailleurs pour ce qui est du casting je trouve que les comédiens et comédiennes qui le composent font vraiment le job. Certes leurs performances d'acteurs sont assez basique, d'ailleurs en eux mêmes les rôles sont peu complexes, mais ceux qui les interprètes arrivent à y apporter une certaine dimension.
Kevin Dillon et Shawnee Smith les principaux protagonistes du film propose des interprétations très convaincante, le premier en tant que jeune délinquant à moto et veste en cuire, la seconde en jeune cheerleader courageuse et morale. Ils seront les témoins des moments les plus éprouvants du film, mais aussi les premiers a faire véritablement face à la créature redoutable qu'est le blob.
Ils forment ensemble un bon duo de cinéma, a la fois héroïques et fragiles, courageux et terrifiés face à la menace qu'est la créature qu'ils doivent affronter, auquel s'ajoute les officiels du gouvernement qui veulent à tout prix cacher la vérité sur les origines du blob.
Ils sont entourés par tout une gamme de personnage très hétéroclites interprétés par des comédiens très crédible dans les rôles qu'ils tiennent. Les séquences de terreurs sont toujours surprenantes, d'une efficacité redoutable, ponctués de scènes de poursuite dans les bois, dans les égouts de la ville jusqu'à un final plus que prenant.
La réalisation de Chuck Russell y est pour beaucoup, ce n'est pas un grand réal mais c'est un bon faiseur sur ce film en tout cas. "Le Blob" n'est peut être pas un chef d'oeuvre mais il s'inscrit clairement dans la liste des meilleurs films de genre des années 80 et clairement dans la liste des remakes meilleurs que l'original.
Je passe vraiment un bon moment à chaque fois que je le revois et je ne saurais trop le recommander.
"Sleepy Hollow" voilà un film que j'avais découvert à sa sortie au cinéma et que je n'avais pas revu depuis plusieurs années jusqu'à ce que je le redécouvre il y a peu en Blu-Ray 4K! Le revoir après tant d'années m'a fait du bien. Etrange de ma part de ne pas l'avoir revu plus souvent vu le culte que je voue à Tim Burton.
J'avoue que j'ai été totalement happé par l'ambiance du film la mise en scène de Tim Burton, immersive à souhait, m'a permis d'adhéré totalement a sa vision. Film d'époque, thriller, horreur, ... un mélange de genre subtil en terme d'intrigue et de personnages lesquels sont particulièrement bien écrit et interprétés avec brio.
D'abord Johnny Depp dont la collaboration avec Tim Burton est entrée dans l'histoire du cinéma. Des chefs d'oeuvres tels "Edward aux mains d'argent", " Ed Wood" , "Sweeney Todd" et bien d'autres sont nés de cette collaboration et font aujourd'hui partis de mes films de chevet.
Il faut dire que j'en ai beaucoup... Je trouve qu'il incarne à la perfection l'homme de science, celui qui ne crois ni aux superstitions ni au légende en s'attachant aux preuves, à la logique... jusqu'à ce que les évènement dont il est par la suite témoin ébranle ses convictions les plus profondes.
Johnny Depp est un comédien brillant et je trouve que son interprétation fait passer toute l'essence de ce personnage si complexe de l'inspecteur Ichabob Crane. La force de sa performance, passant du drame à la légèreté avec une si belle fluidité qu'il en devient à la fois attachant et drôle.
Il est entouré d'un casting quatre étoiles composé par des comédiens tels Christopher Lee, Michael Gambon, Ian McDiarmid, Michael Gough, Christopher Walken, Casper Van Dien et Christina Ricci. Je vais me concentrer sur les deux derniers .
Christina Ricci en premier lieu est une comédienne que j'ai toujours adoré, depuis la première fois où, enfant, j'ai découvert "La Famille Addams" de Barry Sonnenfeld dans lequel elle jouait Mercredi Addams. Par la suite elle a eu une belle carrière mais pour moi le rôle qu'elle tient dans "Sleepy Hollow, celui de la jeune Katrina Van Tassel, est l'un de ceux qui m'a le plus marqué.
Elle propose une performance vraiment superbe au cœur de laquelle la comédienne arrive à faire passer à la fois du charme, de l'élégance, mais aussi du romantisme, du cœur mais aussi une incroyable force intérieur . Christina Ricci est selon moi le gros point fort de Sleepy Hollow,
Quel merveilleux choix que celui de Christopher Walken dans le rôle du cavalier sans tête. Le comédien a chacune de ses apparitions à l'écran m'a fait frémir de terreur. La plupart du temps le personnage comme le dit bien son nom intervient sur son cheval mais avec sa tête absente, c'est durant les séquences de flashback et dans la scène de dénouement que le comédien joue sa partition, et il la joue avec un charisme, une puissance telle qu'il en est terrifiant.
Tous les autres comédiens et comédiennes apportent leurs pierres à l'édifice et le font avec brio. J'ai ressentit à travers chacune de leurs performances un investissement complet, total. Ils ont réussit à me faire croire à leurs personnages, à leurs peurs, à leurs convictions, à leurs secrets, au secret qui les unis tous.
Le scénario est solide comme le rock, rien ne dépasse, tout semble être calculé au millimètre près. Le film ne souffre à aucun moment de manque de rythme, les rebondissements sont nombreux et je ne m'attendais à aucun d'entre eux, tout ne fut que surprise pour moi.
Le tout est d'ailleurs sublimé par la mise en scène de Tim Burton qui est d'une élégance, d'une beauté, d'une efficacité extraordinaire. "Sleepy Hollow" est à la fois une œuvre sombre et poétique, passant de l'obscurité à la lumière avec une pointe de poésie qui magnifie le tout.
Le huitième long métrage de Tim Burton est un formidable coup de maître, une œuvre qui est à mes yeux un modèle de perfection. Tout dans ce film fonctionne, rien ne dépasse, le scénario, la mise en scène, le jeu des comédiens, la photo, le montage, la composition de Danny Elfman, les décors, les costumes,... une réussite totale!
Pour ce qui est des films de Joel Schumacher j'ai décidé de faire un petit package des deux car je n'ai pas spécialement envie de m'y attarder donc je fais les deux en un seul post.
Alors je vais être direct, je ne suis pas un détracteur en général de Joel Schumacher. Je sais que certains le considère comme un mauvais réalisateur, ce n'est pas mon cas car il a réalisé certains films que j'adore "Tigerland", "Phone Booth", "Le Client" , "Génération perdue", "Le droit de tuer", "L'expérience interdite" pour ne citer qu'eux.
Je commence par Batman Forever bien entendu qui est le point de bascule de la saga, le début de la fin je pourrais même dire. Exit Tim Burton et Michael Keaton, place à Mr Schumacher et sa team qui allait se lancé dans un entreprise de destruction qui allait atteindre son point culminant avec le film suivant.
Tout ce qui faisait que j'aimais les deux précédents Batman a disparu dans ce film, enfin peut être pas tout mais il n'en reste plus grand chose. D'abord Tim Burton dont le cinéma, l'univers collait parfaitement à celui de l'homme chauve souris. Son absence derrière la camera se faisait durement ressentir car même si j'apprécie Schumacher je ne puis éviter de dire qu'il n'est pas aussi talentueux que son prédécesseur.
"Batman Forever" est un film que j'avais découvert au cinéma à l'époque de sa sortie et je me souviens que j'étais sorti de la séance avec un gros mal de tête. Était ce à cause de la qualité du film ou bien à cause d'une fatigue je n'en sais rien, mais je me souviens par contre que j'étais encore très jeune et que je n'avais pas détesté ce film, j'avais même demandé à mes parents de m'acheter la Batmobile que je trouvais plutôt cool.
Bon, je vais directement passer aux acteurs. Val Kilmer en premier, il n'est pas mauvais en Batman, certes je n'ai pas retrouvé la dimension tourmenté du personnage qu'incarnait parfaitement Michael Keaton, mais dans le costume je trouve qu'il fait plutôt bien le tafe. Il est physiquement imposant et maîtrise parfaitement l'aspect combat du personnage.
Malheureusement il n'en ai pas de même en Bruce Wayne. Quand il ne porte pas le costume, l'acteur se révèle plutôt fade dans le rôle même si il ne démérite pas car au final si le film pèche de ce côté là c'est dû à une écriture de personnages plus que fainéante. Finalement, il réussit a s'en sortir avec les honneurs.
Il est secondé ici présent par Dick Grayson alias Robin, interprété par l'acteur Chris O'Donnell. Si le comédien n'est pas mauvais il est loin d'être à la hauteur d'un tel personnage. Mais pareil, je pense qu'il fait de son mieux avec le peu qu'on lui demande de jouer quoi. Il n'a pas ici présent un grand arc narratif et l'on sent bien que l'écriture de son personnage comme celui de Batman est plutôt paresseuse.
Le personnage féminin principal du film le docteur Chase Meridian , interprété par Nicole Kidman, aurait put être intéressant si elle avait des dialogues dignes de ce nom et si elle n'était pas sans arrêt dans la séduction plus qu'explicite. Devant Batman, ses allusions plus qu'évidente, sa façon de le regarder, sa façon de l'aguiché en se dénudant était déjà à l'époque plus que de mauvais goût. Aujourd'hui de telles séquences seraient impossibles à mettre dans un film. Pour une psychologue s'est assez déconcertant comme approche.
Nicole Kidman est une grande actrice, mais là la production s'intéresse plus à exploiter ses avantages physiques et sexuelles que ses talents de comédienne qui son immense. C'est une des meilleures actrices du cinéma américain de ces 30 dernières années et sa carrière en générale en est la preuve. Elle aurait pu proposer une performance au rôle de Chase Meridian qui aurait pu le rendre bien plus intéressant, bien plus complexe, peut être encore même plus fascinant que les actrices qui l'ont précédés dans la franchise. C'est un grand gâchis de mon point de vu.
Il en va de même pour les méchants du film qui sont eux catastrophiques. Jim Carrey dans le rôle du Ridler est un cauchemar, il est insupportable, le comédien ne joue pas le Ridler il fait juste du Jim Carrey de l'époque de "Ace Ventura" et du "Mask". Il en fait des caisses comme son complice dans le crime d'ailleurs, Tommy Lee Jones.
L'acteur dans le rôle de Harvey "Double Face" Dent est ridicule, sont costume et son maquillage sont un calvaire pour les yeux et le jeu d'acteur du comédien à l'instar de celui de Carrey est épouvantable.
Comment peut on si mal employé, si mal diriger des comédiens si talentueux, et comment peut on rater l'écriture de méchants si iconiques. Ce me dépasse complètement. Que puis je ajouter sur "Batman Forever"? Oui, la bande original signé Eliott Goldenthal fait pâle figure en comparaison de celles qu'avaient réussit à proposer Danny Elfman pour les deus films de Tim Burton, mais le thème principal est plutôt sympa .
Les décors sont plutôt sympa y compris les effets spéciaux mais les costumes sont, autant ceux de Batman et Robin que ceux des méchants , catastrophiques. Le scénario est mal écrit, la mise en scène plutôt efficace durant les séquences d'actions mais plate le reste du temps. Bref, ce film est un ratage quasi total qui sera surpasser dans l'échec par le film suivant.
Aller, je vais en terminer tout de suite et très rapidement avec ce "Batman et Robin" qui est une conclusion vraiment très médiocre a cette première tétralogie. C'est une véritable catastrophe industriel à tout les niveaux.
Le scénario est nul, la mise en scène est nul, les acteurs sont nul, les décors sont nul, les costumes sont nuls, la bande original est nul.... et pourtant je me suis bien marrer en le redécouvrant.
George Clooney n'est pas du tout convaincant en Batman et encore moins en Bruce Wayne. Il est en mode charmeur, souriant, toujours très positif. Adieu le trauma, adieu le côté tourmenté, torturé de Batman/Bruce Wayne et place à la cool attitude. Aujourd'hui quand je l'ai revu j'attendais le moment ou il allait sortir son nespresso et dire "What else".
Bon Chris O'Donnell pas grand chose a dire de plus que ce que j'ai dit sur lui dans mon avis sur "Batman Forever" il est encore plus puéril, encore plus insipide, encore plus fade quand dans le précédent opus. Ces disputes avec Batman pour les faveurs de Poison Ivy sont grotesques, ce n'est pas un mauvais acteur mais là on lui donne encore moins de chose à jouer que dans le "Forever".
Alicia Silverstone en Batgirl ben non, c'est vraiment pas le personnage. Ce n'est pas une actrice dont j'ai vraiment suivit la carrière mais du peu que j'ai vu je ne l'ai jamais trouvé mauvaise sauf ici présent, comme tout le reste du cast d'ailleurs.
Les méchants eux sont aussi grotesque que dans le précédent film, c'est dure pour moi de voir Uma Thurman une actrice que je vénère être si mal dirigé et la voir dans un rôle si mal écrit. Poison Ivy est une méchante qui aurait put être intéressante mais là c'est pas possible, c'est un cauchemar.
Le seul qui s'en sort, bien que ce soit nul ce qu'il fait, c'est Arnold Schwarzenegger. Il a les punchlines les plus stupides qui soient mais on sent que la star s'amuse et donne le meilleur de lui-même. Il est nul, mais nul rigolo. C'est le seul truc que j'aime car je me bidonne à chaque fois.
Mais bon, cela ne suffit pas à sauver ce "Batman et Robin" du désastre. Je l'ai revu mais je ne m'y aventurerais pas de nouveau avant un bon moment. Bref, là se termine une première saga qui allait mettre au rencard le personnage jusqu'à son retour huit ans plus tard avec "Batman Begins" de Christopher Nolan, un retour qui sera d'ailleurs plutôt réussit mais qui moi personnellement ne me convaincra pas totalement. Mais j'y reviendrais quand j'aborderais la trilogie.
Dans ce blog je partagerais les sentiments et pensées pour chacun des films qui seront abordé. Ce ne seront pas des critiques, ni des analyses, juste des sentiments, des avis qui viennent du coeur. Bonne lecture et merci.